Charleroi sédimentaire. Etudes de tracé

En verts, éléments de la structure postnationale : trois immeubles d'habitation en lignes hautes, le stade de l'Olympic et la patinoire

En verts, éléments de la structure postnationale : trois immeubles d’habitation en lignes hautes, le stade de l’Olympic et la patinoire

Charleroi îlot Olympic sédimentaire avec poché voirie (21.7.2014) copy(premières ébauches publiées le 22.7.2014)

Charleroi sédimentaire avec poché voirie et FP IGN1993 (21.7.2014) copy

Première ébauche d'une carte sédimentaire de l'îlot Olympic et de ses alentours. En bleus, les parties de l'îlot issues du projet national. En rouges, tracés persistants de la structure prénationale (provinciale)

Première ébauche d’une carte sédimentaire de l’îlot Olympic et de ses alentours. En bleus, les parties de l’îlot issues du projet national. En rouges, tracés persistants de la structure prénationale (provinciale)

Architecture territoriale

Saint-Just sur le rôle de la capitale dans la Nation : « concentrer pour répartir ». Autrement dit : la capitale de la Nation est par excellence le lieu où s’organise la redistribution de l’impôt prélevé sur ses parties riches au bénéfice de ses parties pauvres.  Pas de Nation sans héros. La Nation – au sens de l’Etat Nation -, lorsqu’elle impose sa forme, toute armée, au tournant des XVIIIème et XIXème siècles – est déjà réponse  à cette double tendance – celle qui révèle aujourd’hui sa pleine mesure – tout à la fois planétaire et exploitatrice en laquelle  l’humain s’était engouffré pour faire face à l’angoisse des moyens de sa subsistance. L’Etat-Nation, comme limitation volontaire, comme artéfact institutionnel, comme institution collective, et en définitive comme fiction, est une réponse tragique, et c’est pourquoi son expérience fut et reste aujourd’hui aussi douloureuse. (article en préparation)

Ci-dessous : Jacques-Louis David, Les Sabines (extrait). Métaphore de la Nation. Le soldat qui porte bouclier et brandit sa lance représente la capitale. Il renvoie au processus guerrier à travers lequel la Nation romaine s’est constituée, mais aussi au futur rôle protecteur qui est celui de Rome au centre de la Nation.

Les auteurs d’ouvrages généraux sur la ville débutent souvent  leur propos par une question classique : qu’est-ce que la ville ? L’exercice paraît le plus souvent plutôt académique. Et nombreux sont ceux qui concluent assez rapidement à la complète inutilité d’apporter la moindre tentative de réponse déterminée à cette question. Surtout d’ailleurs ceux dont l’ouvrage traite de la « grande ville ».  ces derniers en particulier peuvent se regrouper en deux catégories : ceux qui se consacrent à l’examen de la condition actuelle de la « grande ville » s’avouent décontenancés devant une espèce de complète indétermination de son projet. Et ceux qui traitent plus généralement de la ville s’arrêtent la plupart du temps devant la tâche apparemment insurmontable d’une quelconque classification des villes, après avoir décliné, de manière un peu détachée, les divers critères de classification possibles. La raison principale de cette espèce de démission des urbanistes et des historiens de la ville face à la question de la définition de la ville tient, paradoxalement, selon nous, à la partialité de leur approche de l’économie territoriale sur laquelle se fonde toute institution sédentaire de la survie humaine.  Pour comprendre ou tout au moins tenter de s’approcher d’une compréhension un tant soit peu intelligible de la ville, il est, pensons-nous, nécessaire de se pencher sur l’expérience territoriale plus ample dont la ville tire sa survie. Cette tâche est d’autant plus actuelle et urgente qu’il nous apparaît bien que la ville se soit crue pendant longtemps, au cours de ces derniers siècles, capable d’entretenir sa propre survie à travers une stricte exploitation des parties de la terre et de l’humanité qu’elle y a associée, mais que cette attitude lui vaille aujourd’hui un retour de flamme tel qu’elle puisse bien ne pas poursuivre l’aventure. La ville sera donc entendue ici comme partie d’un projet territorial plus ample, incluant toutes les régions qui contribuent à sa survie et à la survie desquelles elle contribue. En ce sens, l’horizon qui s’offre à ceux qui cherchent à participer à la définition d’un projet pour la ville ne peut plus être un horizon strictement urbain. J’ajouterai que la motivation qui préside à tel projet ne peut être économique au sens étroit -c’est-à-dire concupiscent – du terme. Cette motivation ne peut soutenir un réel engagement de ceux qui s’y destinent que si elle inclut en son économie une dimension formelle-constructive, c’est-à-dire configurative, c’est-à-dire encore culturelle : celle qui justement, distingue l’aventure du projet, celle qui donne à toute économie humaine sa définition ample.

Daniel van Damme, Promenades archéologiques à Anderlecht – choix de textes

Daniel Van Damme, Promenades archéologiques à Anderlecht, préface de Joseph Bracops, illustrations d’Eugène Narcisse, Bruxelles 1958

Daniel Van Damme était conservateur des musées communaux d’Anderlecht.

Vous trouverez ici deux larges extraits de l’ouvrage :

1. la préface et l’introduction

pp.1-9

2. les deux derniers chapitres, IX et X, intitulés « le sol et l’eau » et « la continuité folklorique »

pp.80-99